Une nouvelle jeunesse pour le trinquet Louis Etcheto

Article paru dans le magazine de l’Aviron Bayonnais

Entre pelote et rugby

pampi-portraitDepuis la nuit des temps, s’il y a bien deux qualités qui dominent les autres chez les basques ce sont la force et l’adresse. En effet parmi tous les sports que l’on pratique, surtout ceux d’adresse, on remarque que les basques sont doués et ma propre expérience au service militaire (bataillon de Joinville) me le démontrait tous les jours au contact d’autres sportifs de renom. C’est ainsi pour tout les basques quand on pratiquait « l’omnisport » au service militaire.
Parmi tous ces sports deux ont la préférence des jeunes chez nous, la pelote et le rugby, lequel choisir?
A mon avis les deux sont très compatibles jusqu’à un age ou la croissance décide de la morphologie du futur athlète. Les jeunes étant souvent convoités par les dirigeants des deux sports nommés et ont du mal à se projeter.
Il ne faut surtout pas leur interdire l’un ou l’autre, car l’interdiction provoque le désir, kaxu!
Le mal de main, l’esprit d’équipe et la médiatisation pourraient être des facteurs de choix du rugby, surtout à un jeune age.
Mais le désir d’exploit individuel rattrape les futurs champions, surtout que maintenant le mal de main harrassant est largement atténué par les protections (tacos bien posés) et les massages. Facilitant ainsi la pratique de la pelote à main nue, sans en dénaturer le jeu.
Amis dirigeants de tous sport, vous qui donnez de votre cœur et de votre temps sans compter, laissez-les guider leur choix et c’est évident que notre terre (gure lurra) donnera encore plein de grands champions dans toutes les disciplines sportives, et la nature fera le reste, n’est-ce pas Julien?
Gora gure kirolariak!

Julien Etchegaray avec Battitte Ducassou qualifiés pour la finale des Masters des fêtes de Bayonne 2016

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Fronton Place Libre : faut-il jouer ou pas ?
Par Pampi Laduche

pampi-portraitLa saison de place libre a commencé et nos frontons du Pays basque résonnent de nouveau au son des pelotes. Quelle belle musique de printemps !

Et voilà que reviennent aussi des questions que les jeunes pelotaris me posent volontiers lors de nos séances d’entrainement : faut-il ou non jouer en place libre ?

Alors nous avons des discussions sur le sujet car certains de leurs camarades leur ont parfois distillé des doutes dans leur tête.

Ma position est claire : je pense sincèrement que la place libre est une bonne chose pour un jeune joueur car c’est une discipline très exigeante, qui leur apprend à taper longtemps et donc à s’endurcir davantage. Cet apprentissage leur servira durant toute leur carrière de pelotari.

Par contre, il faut savoir que le jeu en fronton ne doit pas empêcher d’oublier des objectifs importants. J’en citerai un : jouer des deux mains, même s’ils considèrent qu’ils ont le temps de se placer pour jouer toujours de la même main.

Nos clubs de pelote engagent beaucoup d’équipes en place libre : c’est important pour leurs responsables de bien figurer. Il faut le comprendre et le partager.

Eux-mêmes comprendront alors plus tard l’envie irrésistible des pelotaris les plus doués à se spécialiser en trinquet.

Aujourd’hui, faites-vous plaisir, faites-leur plaisir et jouez en place libre.  Jo Pilota !

Pampi Laduche

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Aujourd’hui, les jeunes du Pays basque ont vraiment un choix impressionnant de sports à pratiquer parmi lesquels le plus beau, la pelote !

Mais la pelote basque a tellement de spécialités que parfois ces jeunes ont du mal à y voir clair et donc à décider.

Pour moi, toutes les spécialités de la pelote sont belles à pratiquer et à admirer mais il faut aussi ajouter que dans la mesure où l’on a envie d’exceller dans une d’entre elles, il faut vite
faire un choix car ces spécialités ne sont pas compatibles entre elles.
Pour parler des manistes qui visent le haut niveau, peu de spécialités sont ainsi conciliables. Pour prendre un exemple évident, les spécialités de pala, dans l’ensemble, ne sont pas
recommandées : très ludiques, elles tirent le jeune vers la facilité du geste et rendent encore plus difficile le contact avec la pelote dure de la main nue. On y perd aussi beaucoup en
vivacité du bras.

Les spécialités du gant, quoique très techniques, ne sont pas non plus très recommandées. Le geste n’est pas non plus le même, à part le pasaka, le remonte ou le laxoa qui sont des
spécialités où l’on tape ou xirist : un peu comme à main nue si ce n’est que la main enfle dansle gant et que l’on joue que d’un bras.
La spécialité du xare est peut-être la plus compatible avec la main nue. On renforce l’avant-bras et le poignet des deux bras. L’ambidextrie est totale.

Certains diront que je ne suis pas favorable aux instruments – ce n’est pas vrai ! – : je tiens seulement à avertir les jeunes attirés par la main nue de haut niveau. Il faudra faire un choix.
Enfin, sachez que quand une forte douleur vous empêche de pratiquer la main nue, profitez en pour entrainer, au xoko, votre autre main dotée d’une protection légère et … faire du footing !
Gardez la pala pour plus tard, quand l’âge sera venu !…

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LA SATURATION CHEZ LE JOUEUR OU SAVOIR FAIRE UN BREAK !

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Parfois, il m’arrive d’apercevoir des pelotaris jouer la tête et la mine tristes, comme avec dégout. Je pense alors que ces joueurs sont victimes d’une sorte de saturation générale et je voudrais alors leur proposer de réfléchir à la façon de rebondir au mieux et au plus vite.

Et d’abord savoir faire un « break » pour retrouver son bonheur en enfilant son survêtement ou mieux, « les blancs ».

Il faut, à mon avis, mettre sur la table toutes les données, bien réfléchir et décider en tenant compte du fait que nous sommes tous différents et que la solution sera adaptée à sa vie, à sa morphologie, à son tempérament.

Retenez toutefois cette règle générale : il ne s’agit que d’un jeu et il ne faut jamais que l’enjeu efface l’essentiel. Donc, ne pas hésiter à se reposer quand on se sent fatigué afin de recharger simplement les accus. Oser refuser un protocole d’entrainement même sous la pression de son entourage sportif, savoir dire « Non » parce que le corps dit « Non ». L’entrainement à contre cœur est plus néfaste que bénéfique.

Par ailleurs, sachez que faire le vide une période de l’année peut faire un bien très important trois ou quatre semaines suffisent amplement à redonner le gout de l’entrainement et de remettre le couteau entre les dents !

Enfin, persuadez-vous que s’entrainer avec l’esprit contrarié et le corps inapte est une source certaine de blessures dont la plus courante est le mal de mains, souvent causé par des mauvaises frappes de balles, sans conviction et sans envie.

Alors, cher ami pelotari, sache faire une coupure dans l’année avant de retrouver tes copains sur la cancha et t’entrainer dans de bonnes conditions ! Tu montreras alors aux pelotazale qui rêvent d’être à ta place que tu es heureux de pratiquer le plus beau sport du monde : gora pilota !

Pampi : Avenir et ambition chez un jeune sportif

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Aperçu
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Il est possible d’améliorer son jeu de différentes manières :

  • évidemment, en écoutant les conseils avisés d’un proche de confiance. En particulier, celui qui dès l’enfance, vous a enseigné les notions rudimentaires de la pelote (comment buter, l’ambidextrie etc….)
  • après, il faut ne pas hésiter à faire appel aux techniques modernes, tels les moyens vidéo que les jeunes comprennent bien et qui sont très abordables économiquement. Ne pas hésiter ainsi à se faire filmer par un copain ou un parent : il est toujours bon de se revoir jouer et d’essayer de corriger certains gestes si le faut
  • mais aussi – et malheureusement peu de joueurs le font alors que c’est le plus important -, il faut aller voir le maximum de parties, découvrir d’autres joueurs, en filmer certains à qui l’on aimerait s’identifier ( son allure, son geste, sa façon de se tenir sur la cancha, son positionnement, sa capacité d’anticipation…). On ne voit pas assez de joueurs assister à des parties de main nue.
  • Enfin, voir et revoir ces vidéos, toujours avec un proche et/ou un technicien reconnu, pour pouvoir comprendre un geste et le répéter lors d’entrainements réguliers et sérieux, inlassablement même si le coté répétitif peut devenir fastidieux aux yeux de certains.

Ne jamais abandonner : bon courage !

Photo : Toutes les nouvelles techniques informatiques et vidéos sont bonnes à utiliser pour améliorer son jeu

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Comment choisir sa pelote d’entrainement ?

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