Ils ont tous les deux la même passion pour la pelote et veulent la voir perdurer. Tous deux co-présidents d’Esku Pilota, Manu Martiarena et Jean-Baptiste De Ezcurra continuent de faire vivre la main nue, avec un nouvel élan.

“il y avait de moins en moins d’endroits où on jouait à la pelote. Elle se perdait”.

L’un est à l’initiative de la création d’Esku Pilota. L’autre l’a intégré il y a quelques mois seulement. Mais tous deux ont la même passion pour la pelote et la même envie d’en faire sa promotion. Discrets aussi bien l’un que l’autre, ils n’ont qu’une envie : parler de pelote et la mettre elle en avant, plutôt qu’eux. A 71 et 53 ans, Jean-Baptiste De Ezcurra et Manu Martiarena mettent tout en œuvre pour professionnaliser la main nue et surtout la faire perdurer. Car, comme le rappelle Jean-Baptiste De Ezcurra, en 2008, à l’époque où il a créé Esku Pilota “il y avait de moins en moins d’endroits où on jouait à la pelote. Elle se perdait”.

Depuis l’association a fait du chemin. Douze nouveaux tournois ont été créés et le public a été multiplié au moins par deux, selon Jean-Baptiste De Ezcurra. Et depuis le début de l’année, un vent nouveau souffle sur l’association, avec l’arrivée entre autres de Manu Martiarena, l’ancien champion aux six txapela en individuel. Lui qui a commencé la pelote à seulement 13 ans et qui a joué aussi bien au joko garbi, au rebot qu’à la main nue, est très attaché à ce sport qu’il considère comme “une école de la vie”. “C’est un super sport qui ouvre plein de portes”, affirme-t-il. Se souvenant qu’étant petit “à l’école, il n’y avait que la pelote comme sport. On jouait sous les préaux”. Un souvenir qu’il partage avec son aîné. “Comme tout le monde, j’ai joué à l’école et à l’époque, seuls les meilleurs devenaient champions de France amateur et les autres continuaient pour s’amuser”, souligne Jean-Baptiste De Ezcurra.

C’est un super sport qui ouvre plein de portes”

Si la pelote était un jeu avant tout, aujourd’hui, le but d’Esku Pilota est de professionnaliser le plus possible ce sport. Et c’est le souhait des deux co-présidents. “Quand des anciens joueurs comme Etcheto, Larrechea et d’autres ont arrêté, ce n’était pas évident de retrouver des jeunes et les former, explique Jean-Baptiste De Ezcurra. Aujourd’hui, il y a Larralde, Bilbao, Ducassou, Ospital…”. “L’objectif maintenant est que les joueurs ne pensent qu’à s’entraîner et n’aient pas à batailler et voir avec les organisateurs quand est-ce qu’ils sont disponibles ou pas. Il faudrait qu’Esku Pilota voit directement avec les organisateurs”, ajoute Manu Martiarena.

2017 signe un tournant dans la vie d’Esku Pilota. Avec la nouvelle équipe et les nouveaux partenaires qui ont pris part à l’aventure, Esku Pilota souhaite faire avancer encore et toujours plus la pelote vers le professionnalisme et accompagner les jeunes dans leur préparation.